NOTRE PRINTEMPS

Texte de Jacques Albert

création saison 2012

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SYNOPSIS

Notre Printemps, c’est l’histoire de la jeunesse fauchée par la maladie. C’est la beauté, l’amour, la vie heureuse brutalement interrompus par le drame, la tragédie. Notre Printemps parle du deuil et de la mémoire. De la possibilité de vivre après la mort d’un être cher.
Là où l’intime se frotte à l’existentiel, l’histoire singulière à l’histoire collective, la confrontation sur scène du théâtre, de la danse et du cinéma ouvre les champs de la perception et du sensible, crée un trouble, une confusion entre réel et fantasme, présent et passé, évènements concrets “en train de se produire” et souvenirs, rêves, projections, invocations morbides.
En continuant sa recherche d’un théâtre de l’âme, d’un réel perçu et retravaillé par l’esprit humain et par la psyché, Das Plateau met en jeu dans Notre Printemps, avec tout autant de violence que de douceur, la tragédie de l’existence et sa beauté.

PRESSE

"Notre Printemps est une déclaration presque froide que la saison de la jeunesse innocente a passée. C'est aussi le constat inévitable et violent, qu'il n'y a aucune vengeance contre la mort. Aucune. Même la beauté ne venge pas ça"

Marie Richeux - France Culture

"C’est que l’installation plastique est un autre souci qui traverse la scène contemporaine, si dans ce mot on entend ce nouveau regard, attentionné et égalitaire, à tous les matériaux qui composent la scène : texte, lumière, sons, corps, voix, écrans. C’est le sens du collectif Das Plateau, où s’étalonnent et se partagent les forces en présence, où le plateau justement est le mixage des sources et des modes d’expression. Sur un très court texte fait de fragments d’existence, comme une partition dont on aurait perdu des pans entiers, se dessinent le destin de trois personnages, un père, une mère et un nouveau-né, tous les trois enserrés dans les instants tragiques de leur vie (naissance, maladie, mort). Ici, la sècheresse naturaliste de l’écriture rend les angles plus coupants et les êtres plus fragilisés encore. Et c’est justement cette fragilité, cette ténuité, qu’il revient aux autres instances du plateau d’échographier, de réverbérer, d’ausculter. Pour cela, à l’opposé de l’économie du texte, tous les moyens sont bons : la parole peut s’amplifier, la musique se diffracter, la scène s’éclairer, s’assombrir ou même se dédoubler sur un écran de cinéma. Le plateau est cet espace qu’aucune autre instance du monde ne saurait prendre en charge, cette part insaisissable qui borde la névralgie du monde, autrement dit : la poussière sous les meubles. Seulement que la poussière a toujours quelque chose de cosmique. C’est à cet endroit que voudrait nous plonger Das Plateau, dans le coeur stellaire de l’humanité, tandis que les moyens mis en oeuvre – l’excès, presque, des moyens –, comme une résurgence brechtienne, ne manqueraient jamais de nous maintenir en alerte."

Tanguy Viel - brochure de saison du T2G

"Du grand art : des textes tout en dialogues lapidaires (Jacques Albert, ils viennent de paraître aux Editions Théâtrales), un travail scénique raffiné – atmosphères sonores (grâce au travail de Jacob Stambach) et visuelles épurées où la vidéo (dans Notre Printemps, c’est un film) a une part importante, ainsi qu’un travail d’interprétation jouant sur l’exposition de sorte qu’on ne voit pas un acteur ou un personnage mais quelqu’un.
C’est dire si les Das Plateau travaillent à nous faire imaginer ce qu’ils ne montrent pas ou si peu. Le salon, c’est un fragment de décor, comme la scène est un fragment d’histoire – les fragments soulignant le reste qui manque (qui aurait disparu), flottant dans le vide cosmique qui détoure les êtres et les choses, vide du plateau de théâtre. On ne peut pas vibrer ou être touché là intimement, mais envoûté, oui, envoûté par une inquiétante étrangeté."

Mari-Mai Corbel - blog personnel

 
“Ce qui m'a tout de suite plu dans ce projet, c'est le mélange des styles. On commence par une nappe sonore, on enchaîne avec un film, on glisse vers de la danse, on a presque fini avec du théâtre et on termine par de la performance. Le collectif Das Plateau est constitué d'un auteur, d'une metteur en scène, d'une comédienne et d'un créateur de musique. Ils se mélangent, créent, proposent et voici leur dernière création "Notre Printemps". L'idée est belle, le projet ambitieux et ils relèvent le défi avec audace.”

Neige-Mélanie Chereau - Blog personnel

 
“Si l’on veut être honnête il faut commencer par la fin. Pas par la fin du spectacle qui n’a rien d’une surprise, mais par le flou émotionnel, par l’impossibilité de formuler une opinion lorsque le regard interrogateur de celui qui nous a accompagné ce soir là au théâtre croise le nôtre.
 Il arrive que certains spectacles demandent de la réflexion, un mûrissement de la pensée, un temps pour faire le recoupement des impressions. Notre Printemps, du collectif Das Plateau, n’est pas de ceux là, pas vraiment. Si l’on est aussi « sonné », et le mot est adéquat après cette fin musicale à haut volume, c’est parce que les créateurs du spectacle l’ont voulu, ont pensé à ce que le spectateur allait ressentir. Naturellement, il n’est pas avéré que cela fît partie de leur cahier de mise en scène mais cet excès de moyens, que souligne très justement Tanguy Viel, on ne peut s’empêcher de penser qu’il nous est destiné. Destiné à brouiller les contours des catégories dans lesquelles on veut trop souvent enfermer ce qu’on voit, ce qu’on entend.”

Tiana Krivokapic - Le Souffleur

ÉQUIPE ET PRODUCTION

Notre Printemps de Jacques Albert

Conception et écriture du projet Das Plateau
Jacques Albert - Céleste Germe - Maëlys Ricordeau - Jacob Stambach

 

Équipe plateau :

Mise en scène Céleste Germe

Texte Jacques Albert

Composition et design sonore Jacob Stambach

Avec Hadrien Bouvier, Denis Eyriey, Maëlys Ricordeau, Jacques Albert, Gaétan Brun-Picard

Lumières Vincent Millet

Scénographie Das Plateau et François Gauthier-Lafaye

Régie générale Xavier Lescat

Régie son Adrien Kanter

Équipe film :

Réalisation Céleste Germe

Scénario Jacques Albert

Musique originale Jacob Stambach

Avec Maëlys Ricordeau, Denis Eyriey, Hadrien Bouvier et Romain Favre, Lénie Chérino, Simon Langlois, Jacques Albert, Pascal Albert, Gaëtan Brun-Picard, Bruno David, Laurent Evuort, Lilliana Garcia Gomez, Éric Jacquelin, Jill Joujon, Chantal Massuelles, Gaëtan Mitenne et Sylvain Paolini

1ère assistante réalisation et directrice de production Cécile Fišera

Directeur de la photographie Juan Aguirre

Montage Hoël Sainleger

Scripte Cindy Sechet

Opérateur steadycam Rémi Jennequin

Assistante caméra Katie Baillot

Chef électricien Xavier Allaire

Électricienne Sarah Alisch

Décorateur Pascal Albert

Costumière Émilie Carpentier

Maquilleuse-coiffeuse Jill Joujon

Ingénieur du son Florent Welsing

Perchman Séverin Persouyre

Montage et mixage son Jacob Stambach

Enregistrement voix-off Clément Maurin

Post-synchronisation Thomas Prulière

Étalonnage Laurent Navarri

Régisseur général Olivier Thibaut

Cuisiniers Claude Betoulières et Paul


Administration, production, diffusion Aurélien Guillois, Bureau Formart

Production Das Plateau
Coproduction et soutiens Théâtre de Gennevilliers - Centre Dramatique National de Création Contemporaine, Montévidéo / Diphtong Compagnie
, Festival 360

Avec l'aide à la création du Centre National du Théâtre (dramaturgies plurielles) et

CALENDRIER

27 au 1er avril 2012 : Centre Dramatique National de Gennevilliers

25 au 29 septembre 2012 : Théâtre des Bernardines - Festival ActOral

19 janvier 2013 : Le Parvis - Scène Nationale de Tarbes

21 mars 2013 : La Halle aux Grains - Scène Nationale de Bloi

22 janvier 2014 : ONYX (Saint-Herblain)

14 au 16 mai 2014 : La Comédie - CDN de Reims