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LA PRESSE

 

BOIS IMPÉRIAUX

de Pauline Peyrade

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Marie-Pierre Génécand - Le Temps (Suisse)

«Une maîtrise de la mise en scène et une beauté plastique rares au service d’un propos très noir. » «On est captivé par Maëlys Ricordeau, Maxime Gorbatchevsky et Antonio Buil, qui jouent une fratrie en roue libre et un pompiste, passeur d’âmes.» « C’est que la jeune Française Pauline Peyrade (...) a la balade sans merci et que Céleste Germe, à la mise en scène, n’étouffe pas le cri.» « Les sons et les images jouent aussi leur partition. Vidéos de sous-bois squelettiques ou de voitures fantômes (Flavie Trichet-Lespa- gnol), rayons laser qui strient l’espace et enseignes lumineuses (Sébastien Lefèvre): la scénographie (James Brandily) et la bande-son (Jacob Stambach) renforcent l’impression d’hostilité que le jeu au cordeau, implacable, installe.» « C’est impérial, mais c’est glacial. »


 

Jean-Pierre Thibaudat - Médiapart

«Une belle pièce. Un passionnant travail de traduction scénique (...). Un théâtre qui n’a pas froid aux yeux.»



Cécile Dalla Torre - Le Courrier (Suisse)


«Bois impériaux, de Pauline Peyrade, est une pièce qui prend aux tripes et vous emmène dans les méandres de la nature humaine à la manière d’un thriller haletant. On embarque dans une sorte de road movie énigmatique, entre les lumières de la nuit et les zones d’ombre d’une forêt mystérieuse, qui pourrait évoquer celle de Gisèle Vienne et son This is how you will disappear.» «Malgré les non-dits, on sent poindre la force de l’amour entre ces deux figures désemparées. Et c’est là la réussite de la mise en scène de Céleste Germe, du collectif français Das Plateau, qui touche par-delà l’hostilité ambiante, notamment grâce à sa formidable direction d’acteurs.» «On saluera la performance d’acteur d’Antonio Buil (Serge), sous ses airs de gars sympathique, tout comme celle de Maxime Gorbatchevsky (...). Sans oublier Maëlys Ricordeau, (...), saisissante dans ce personnage féminin au bord du gouffre et fort à la fois, qui captive d’un bout à l’autre de la pièce.»



Jessica Mondego - Programme.ch (Suisse)

«Mettant en place un véritable ballet faisant se rencontrer projections, effets optiques, composition musicle et travail d’acteur, le collectif entrainera les spectateurs dans une aventure immersive de haut vol.»



Jérôme Zanetta - Scènes Magazine



«Comme à son habitude, le collectif Das Plateau ne se contente pas d’illustrer ce road-movie aux allures lynchiennes, il compose une scénographie tendue, fascinante et parfois magnétique. Les acteurs, la musique, la mise en espace, la lumière et l’image se répondent et s’emploient à construire une dimension abstraite et mystérieuse qui coïncide parfaitement avec l’écriture acérée et rythmée de Pauline Peyrade. On sait également l’importance que Das Plateau accorde à la recherche plastique, visuelle et spatiale pour chacune de leurs créations. Les qualités sensorielles et dynamiques sont réfléchies comme un support de sens et la volonté de générer un flux constant entre langage et silence, dimension littéraire et déploiement visuel, temporalité narrative et contemplative.»
«Céleste Germe parle d’une recherche sur un naturalisme, au sens photographique du terme comme si lors d’un travail en macro, la focale déterminée oblige à faire le point sur tous les niveaux de la profondeur de champs, pour mieux cerner le personnage d’abord, et, ensuite, à laisser le flou opérer, créer un vertige pour brouiller et interroger les consciences et les certitudes.»
«On l’aura compris, Bois Impériaux (...) est une feuille de route résolument audacieuse pour ses choix artistiques et formels. Pour le spectateur qui se souvient de la précédente mise en scène d’un texte de Pauline Peyrade, le «Ctrl-X» par l’étonnant Cyril Teste la saison dernière, on a ici affaire à une machine théâtrale tout aussi radicale et stimulante, portée par l’univers fort et trouble de Das Plateau. »




Julie Marti - Epic Magazine



«Suspens impérial au POCHE / GVE.» «Une pièce qui fait réfléchir, qui pose de véritables questions sur le rôle ou plutôt l’absence de la société pour les personnes fragiles, sensibles et en détresse.» «Une pièce qui vaut largement le coup de braver la neige et le froid, afin de découvrir si les gens sont vraiment plus sympathiques, la nuit.»

 

IL FAUT BEAUCOUP AIMER LES HOMMES

d'après le roman de Marie Darrieussecq

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Joëlle Gayot - France Culture - Une saison au théâtre
Répétitions en temps et heure avec Céleste Germe


Interview radio à écouter ici :

 

 

 

 

 

 


 
“Lorsque Céleste Germe dit, aux micros d’Une saison au théâtre, qu’elle travaille l’élasticité, elle ne dit pas tout.
Elle ne dit pas le brio avec lequel elle s’empare du théâtre, (texte, acteur, musique, plateau, dé- cor, durée) comme d’une pâte à modeler qu’elle reconfigure à volonté.
Elle ne dit pas les choix radicaux qu’elle est capable d’opérer lorsqu’elle le juge nécessaire, rompant dans le flux de la narration scénique pour introduire des variations de forme qu’on n’anticipe jamais. Elle ne dit pas non plus la sublime beauté du plateau (jamais vu Théâtre Ouvert à ce point drapé d’or).
Elle ne dit pas enfin que vont claquer à nos oreilles des phrases de Marie Darrieussecq qui prennent, dans le cours du spectacle, un éclat insupportable. La lente chute de Solange, l’héroïne, dans l’aliénation, toute entière résumée par ce mot : “ le désir est une forme de l’enfer”.
Bref, Céleste Germe, n’avait qu’une demi-heure pour parler aux micros d’Une Saison au théâtre et c’est clair que 30 mn de plus auraient été utiles pour pouvoir explorer avec elle les étendues qu’elle fait apparaitre lorsqu’elle met en scène. Il y a dans le rapport qu’elle entretient au plateau quelque chose de l’ordre du défi, comme un pari qu’elle aurait lancé à la scène qui lui fait face : “à l’impossible tu ne me tiendras pas”.
C’est clair. Le pari est gagné haut la main. Allez voir, ce n’est pas si souvent que le gant est relevé de cette manière-là.”
 
Emmanuelle Bouchez - Télérama, 2016
“Les deux acteurs se relaient sur scène, chacun dans leur monde, mais de plus en plus habités par la langue charnelle, désespérée, tranchante, de Darrieussecq. Lui, l’acteur noir (Cyril Gueï, énigmatique et pourtant solidement ancré) ; elle, l’actrice blanche (Maëlys Ricordeau, pilier du collectif), qui nous offre à la fin un moment de déréliction rare au théâtre”



Manuel Piolat Soleymat - La Terrasse, 2016
“Déployant un univers théâtral qui donne à la fois une impression de recherche et d’artisanat, les jeunes créateurs confèrent des teintes très sensibles aux troubles intimes et aux perspectives politiques qu’engage cette histoire. Tout cela passe par un rapport flottant au temps de la représentation. Des silences traversent le spectacle. Des échappées musicales. Toutes sortes de décalages et d’évidences. Une longue incursion en caméra subjective nous transporte sur les routes du Cameroun. Il faut beaucoup aimer les hommes révèle, aussi, la présence profonde, touchante, de Cyril Gueï et Maëlys Ricordeau. Ensemble, ils donnent corps à toutes les pulsations que met en jeu ce voyage en terre d’altérité.”



Edith Rappoport - Théâtre du blog, 2016
“Théatre ou cinéma, on ne sait plus bien, tant les effets scéniques sont maîtrisés, la musique et le jeu des acteurs surprenants. En tous cas, une belle réussite.”




 

Jean-Pierre Bourcier - Rue du Théâtre, sélection "coup de coeur"
, 2016
L'Afrique côté Cameroun. Le cinéma côté Los Angeles. Deux mondes et deux comédiens de Hollywood. Un spectacle passionnant adapté du roman de Marie Darrieussecq 'Il faut beaucoup aimer les hommes".

« j'ai tremblé d'amour, pleuré d'amour, et puis après .. il n'est rien resté, que la rivière ». C'est du Jean-Luc Godard, un commentaire piquant que l'on peut lire dans son « Éloge de l'amour » (P.O.L) publié autour de l'année 2000. Pourquoi cette citation, ici ? Parce qu'il y a une certaine façon de voir le monde, par sa brutalité notamment, que l'on retrouve entre le grand Godard et la nom moins pertinente Marie Darrieussecq dont le roman « Il faut beaucoup aimer les hommes » (un titre qu'elle a joliment pioché d'une citation de Marguerite Duras) est actuellement montée en version théâtrale -et de belle façon- à Théâtre Ouvert à Paris, dans une mise en scène et une réalisation très pertinente, signée Céleste Germe. (…) La parole est très subtile dans cette équipe de Das Plateau. Les quelques changements de décors et d'images aussi ne sont pas neutres dans le jeu des sentiments et des passions que traversent les amants. C'est subtile comme le titre, « Il faut beaucoup aimer les hommes ». Une belle et subtile réussite.

 


 

SCÈNES POUR UNE CONVERSATION APRÈS LE VISIONNAGE D'UN FILM DE MICHAËL HANEKE

de Pablo Gisbert

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Les Inrocks  -  Fabienne Arvers, 2014
Le festival Actoral de Marseille l'affirme : l'art est un des états de la vie. Démonstration avec la deuxième semaine du festival, du collectif Das Plateau au performer Mohamed El Khatib.
Pas de formes figées au festival Actoral, mais une multitude de propositions qui égrènent lectures, mises en espace, spectacles, performances. Et ce qui séduit le plus, la simple adéquation entre un propos et sa mise en partage avec le public. Ce fut le cas le week-end dernier où l’on pouvait enchaîner dans la même soirée à la Friche Belle de Mai plusieurs propositions.
Avec Scènes pour une conversation après le visionnage d’un film de Michael Haneke, une mise en espace proposée par Céleste Germe du collectif Das Plateau, on opère une plongée dans la jeunesse barcelonaise sous la plume de Pablo Gisbert qui égrène avec un humour distancé ses histoires courtes sur la vacuité et la banalité du quotidien de personnages que l’on retrouve, parfois et inopinément, d’une histoire à l’autre. Tous ont en commun de sérieux problèmes de communication. Ah, l’incommunicabilité, produit du monde moderne, quel thème sassé et ressassé ! Mais avec autant d’aplomb, si peu de retenue et avec la fraicheur d’écriture désinvolte de celui qui se contente d’observer et de nous livrer par fragments quelques morceaux choisis du cynisme ambiant, difficile de résister. D’autant que les deux comédiens (Jacques Albert et Maëlys Ricordeau) se prêtent à merveille à ce jeu de masque social que le texte de Pablo Gisbert réduit en miettes. Circulant simultanément ou successivement de la table au pied de micro posé en avant-scène, ils modifient leur voix en fonction des personnages et optent pour une neutralité de ton qui contraste avec un dispositif sonore quasi autonome qui envoie de façon récurrentes des rires enregistrés ou des musiques au volume assourdissant qui recouvrent leurs propos mais les laissent de glace. (...)
 

COURS LES PRAIRIES

de Jacques Albert

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Evene.fr  -  Marine Relinger, 2014
Das Plateau, Un autre théâtre
"Six ans déjà et plus d'une douzaine de pièces et de performances mêlant théâtre, danse et art cinématographique : il est temps de saluer le brillant travail du collectif Das Plateau, qui creuse le sillon d’une « écriture scénique totale ». Qu’est-ce à dire ? Les différentes matières du plateau (texte, image, son, corps…) sont « envisagées en elles-mêmes, dans leur intégrité et leur sensualité propre » mais davantage dans « une logique de choc que de fusion ». Et le choc, on va l’avoir. «Cours les prairies» (2014) met en scène le dernier texte de Jacques Albert, cofondateur du collectif, qui campe l’idylle d’une fratrie, Pierre et Christina, retrouvant leur cousin Robinson. Un récit-fleuve, tissé de quelques dialogues cash et de longues séquences narratives aux envolées insoumises ; un texte qui est, à lui seul, un défi à la scène. « Je les regarde tour à tour, Robinson, puis Pierre mon frère, et je suis heureuse que nous soyons tous si beaux et si complètement emplis d’une vie intense qu’elle sourd de nous, de même que la sève des pins qui perle en grosses gouttes d’ambre immobiles le long des troncs. » Sur le plateau, rien ne cède. La sève est bien là, suintant des corps dansants et des bouches qui disent la jeunesse bientôt fauchée par la passion, la maladie, ou la mort. Le jeu est sobre et frontal, face public, et les corps tiennent à ce qu’ils sont : physiques, immédiats. « Nous nous demandons pardon l'un à l'autre et notre démonstration de repentir est si intense, si vertigineusement sensuelle que nous nous retrouvons enlacés une fois de plus, nos chairs familiales se fouillant passionnément, sa salive de cousin venant rouler en grosses gouttes impudiques sur mes joues, sur mon menton… » L’imposante littérature gonfle et se déplie entre lectures, voix off et exergues projetés sur un grand panneau blanc tendu en fond de scène (seul élément de décor, qui n’en est pas un). Sur l’écran, tremblantes et suggestives, une série photographique et des séquences de film participent au montage. Et c’est l’immersion dans la fiction par l’image, procédé dans lequel Das Plateau excelle. Charnel et impatient, sur une bande-son techno à fond les ballons au leitmotiv planant et inquiétant, «Cours les prairies» fait briller la petite lumière dans l’ombre, celle de la vie, celle de la création."
 


 

NOTRE PRINTEMPS

de Jacques Albert

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France-Culture  -  Marie Richeux, 2012
"Notre Printemps est une déclaration presque froide que la saison de la jeunesse innocente a passée. C'est aussi le constat inévitable et violent, qu'il n'y a aucune vengeance contre la mort. Aucune. Même la beauté ne venge pas ça"
 
Mari-Mai Corbel - Blog, 2012
"Du grand art : des textes tout en dialogues lapidaires (Jacques Albert, ils viennent de paraître aux Editions Théâtrales), un travail scénique raffiné – atmosphères sonores (grâce au travail de Jacob Stambach) et visuelles épurées où la vidéo (dans Notre Printemps, c’est un film) a une part importante, ainsi qu’un travail d’interprétation jouant sur l’exposition de sorte qu’on ne voit pas un acteur ou un personnage mais quelqu’un.
C’est dire si les Das Plateau travaillent à nous faire imaginer ce qu’ils ne montrent pas ou si peu.
Le salon, c’est un fragment de décor, comme la scène est un fragment d’histoire – les fragments soulignant le reste qui manque (qui aurait disparu), flottant dans le vide cosmique qui détoure les êtres et les choses, vide du plateau de théâtre.
On ne peut pas vibrer ou être touché là intimement, mais envoûté, oui, envoûté par une inquiétante étrangeté."
 
Tanguy Viel - brochure de saison du T2G, 2011
"C’est que l’installation plastique est un autre souci qui traverse la scène contemporaine, si dans ce mot on entend ce nouveau regard, attentionné et égalitaire, à tous les matériaux qui composent la scène : texte, lumière, sons, corps, voix, écrans. C’est le sens du collectif Das Plateau, où s’étalonnent et se partagent les forces en présence, où le plateau justement est le mixage des sources et des modes d’expression. Sur un très court texte fait de fragments d’existence, comme une partition dont on aurait perdu des pans entiers, se dessinent le destin de trois personnages, un père, une mère et un nouveau-né, tous les trois enserrés dans les instants tragiques de leur vie (naissance, maladie, mort). Ici, la sècheresse naturaliste de l’écriture rend les angles plus coupants et les êtres plus fragilisés encore. Et c’est justement cette fragilité, cette ténuité, qu’il revient aux autres instances du plateau d’échographier, de réverbérer, d’ausculter. Pour cela, à l’opposé de l’économie du texte, tous les moyens sont bons : la parole peut s’amplifier, la musique se diffracter, la scène s’éclairer, s’assombrir ou même se dédoubler sur un écran de cinéma. Le plateau est cet espace qu’aucune autre instance du monde ne saurait prendre en charge, cette part insaisissable qui borde la névralgie du monde, autrement dit : la poussière sous les meubles. Seulement que la poussière a toujours quelque chose de cosmique. C’est à cet endroit que voudrait nous plonger Das Plateau, dans le coeur stellaire de l’humanité, tandis que les moyens mis en oeuvre – l’excès, presque, des moyens –, comme une résurgence brechtienne, ne manqueraient jamais de nous maintenir en alerte."
 
Blog Neigeatokyo - Neige-Mélanie Chereau, 2012
“Ce qui m'a tout de suite plu dans ce projet, c'est le mélange des styles. On commence par une nappe sonore, on enchaîne avec un film, on glisse vers de la danse, on a presque fini avec du théâtre et on termine par de la performance. Le collectif Das Plateau est constitué d'un auteur, d'une metteur en scène, d'une comédienne et d'un créateur de musique. Ils se mélangent, créent, proposent et voici leur dernière création "Notre Printemps". L'idée est belle, le projet ambitieux et ils relèvent le défi avec audace.”
 
Blog Le Souffleur - Tiana Krivokapic, 2012
“Si l’on veut être honnête il faut commencer par la fin. Pas par la fin du spectacle qui n’a rien d’une surprise, mais par le flou émotionnel, par l’impossibilité de formuler une opinion lorsque le regard interrogateur de celui qui nous a accompagné ce soir là au théâtre croise le notre.
 Il arrive que certains spectacles demandent de la réflexion, un mûrissement de la pensée, un temps pour faire le recoupement des impressions. Notre printemps, du collectif Das Plateau, n’est pas de ceux là, pas vraiment. Si l’on est aussi « sonné », et le mot est adéquat après cette fin musicale à haut volume, c’est parce que les créateurs du spectacle l’ont voulu, ont pensé à ce que le spectateur allait ressentir. Naturellement, il n’est pas avéré que cela fît partie de leur cahier de mise en scène mais cet excès de moyens, que souligne très justement Tanguy Viel, on ne peut s’empêcher de penser qu’il nous est destiné. Destiné à brouiller les contours des catégories dans lesquelles on veut trop souvent enfermer ce qu’on voit, ce qu’on entend.”
 
France Culture  -  Marie Richeux, 2012

 

 

 

 

 



 

 

 


DIA DE MUCHO, VISPERA DE NADA

de Jacques Albert

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France Culture - Marie Richeux, 2012
“Il y a une pièce de Jacques Albert, une très belle pièce de théâtre mise en scène par le collectif Das Plateau dans une lumière pleine de fumée et très blanche, évoquant la neige, évoquant l’avalanche à venir peut-être et le froid, surtout. Ils sont en Laponie Suédoise, ils sont deux, Hélène, Hélène n’est pas très bien, et puis lui, c’est l’autre, c’est le jeune homme, et à ce que je sache il n’a pas de nom. Ils ont une petite tente, ils parlent, ou tout du moins s’aiment-ils. Petit à petit la visibilité va baisser, ils vont avancer à l’aveugle, lui va chercher elle, elle va se perdre. Le titre de la pièce c’est Día de mucho, víspera de nada, je me souviens comme j’avais aimé cette pièce, aimer comme on aime d’amour, et c’est ça le thème de la semaine non ? et bien voilà, moi je me souviens de ça, Día de mucho, víspera de nada, jour de beaucoup, veille de rien”
 

 

SIG SAUER PRO

de Jacques Albert

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Rue89 - Jean-Pierre Thibaudat, 2010
"Un dispositif diabolique : Toute la force, outre celles du dispositif, des séquences filmées et du travail sur le son, vient du décalage de l'énonciation : les trois comédiennes font toutes les voix des personnages ou les (re)doublent. Un subtil feuilletage de glissements, de distorsions. Une façon percutante de mettre en scène les dérives et déconnections qui sont au coeur de ces personnages, tous dépossédés d'une partie d'eux-mêmes."     
 
Télérama - Emmanuelle Bouchez, 2009
"Le jeune collectif Das Plateau pousse loin son désir d'exploration sociale. Cette fois, avec SIG Sauer Pro, c'est la désespérance d'une société rurale en perdition qu'il découpe au scalpel (...). Principal support de la narration : l'image, souvent en  plan fixe, sur laquelle les trois actrices parlent à la place de multiples personnages. L'effet, quasi documentaire, est saisissant et permet une prise de distance habile avec l'horreur."  
 
Les Nouvelles d'Alsace - Nathalie Chifflet, 2010
"Das Plateau plonge avec SIG Sauer Pro dans la fange sociale nauséeuse d'une campagne abêtie et fruste, pour aller dans l'inhumain et le regarder en face, comme le fait le cinéma de Bruno Dumont (...) ça cogne, c'est dur, c'est brutal et radical, mais aussi terriblement nécessaire et, paradoxalement, foncièrement attachant."    
 
Fluctuat.net - Julie de Faramond, 2010
"Cet ensemble hybride parvient à donner corps et âme à ces personnages, à nous faire partager leurs misères et leurs (des)espérances. Ce n'est pas la moindre de ses réussites." 
 
Les trois coups - Emmanuel Arnault, 2010
"Le décalage créé entre le naturalisme du documentaire et la désincarnation de la fiction est stupéfiant. Tout est mis en oeuvre ici pour faire lentement émerger une atmosphère indescriptible, lourde, dérangeante. De ce point de vue-là, c'est une réussite parfaite"  
 
Première.fr - Marie Plantin, 2010
"Dieu que c'est glauque mais dieu que c'est bien vu. Das Plateau créé un objet théâtral étrange entre performance sonore, cinéma et installation vidéo, qui flirte avec le documentaire sociologique mais n'en est pas moins de la fiction ouvertement assumée. C'est technologiquement impressionnant et impeccable. Quant à l'atmosphère globale, elle est poisseuse et dérangeante à souhait (...) On salue là un travail original, inventif, qui ouvre les voies de la fiction à une narration nouvelle" 
 
France Culture - Marie Richeux, 2010
“On y voit une reprise de Sig Sauer Pro, une création du collectif Das Plateau. Comme à son habitude le collectif se joue des codes de plateau, justement, et bouscule jusqu’à notre système de représentation lui-même. Il y a des petits écrans sur scène, des grands écrans, c’est tout un dispositif qui interroge notre rapport à la fiction, la façon dont nous sommes imprégnés du débit médiatique, de ses clichés, de ses mimiques, tout se passe à la campagne où les destins s’entremêlent à la façon justement des personnages de séries télévisées, y a des écrans certes, il y a une très intéressante manière de penser l’espace, il y a un texte, une écriture du silence, mais il y a aussi trois très bonnes comédiennes sur scène qui tiennent la barre face à l’image, soutiennent le réel contre la réalité.”
 


 

LE BON CHEMIN

de Jacques Albert

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Libération (photo)  -  mars 2010


"La directrice de la Ménagerie de Verre, Marie-Thérèse Allier, garde toujours les yeux grands ouverts sur ceux qui n'ont pas encore rayés les mots de "laboratoire" et "d'expérimentation" de leur vocabulaire (...) ce que l'on y voit ne peux que réjouir, interroger, que l'on adhère ou non aux propositions les plus débridées"

En cinq parties magistrales, Pauline Peyrade pose frontalement la question du viol conjugal et interroge avec une puissance poétique rare, sans surplomb aucun, la complexité et l’ambivalence de cet acte terrible, qui aboutit par sa logique d’appropriation, à l’assassinat par son conjoint d’une femme tous les trois jours en France.

Après Bois Impériaux créé en 2018, Das Plateau poursuit son chemin auprès de Pauline Peyrade et s’empare de ce polyptyque brillant pour créer un spectacle mystérieux et magnétique, dont l’intensité visuelle, scénographique et sonore dialogue avec cette écriture captivante et nécessaire, à la fois clairvoyante, vivace et ténébreuse.